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Revue de presse du 10 septembre 2012

📆 Date de publication initiale : 14 septembre 2012

Mots-clés : GeoRDP | OSGis | plugin QGIS | PyCSW | LizMap | Portable GIS | projection | OpenStreetMap

News.png Ca y est, l'été est bel et bien fini. La reprise est là et les news tombent. Semaine chargée avec en point d'orgue la fin du feuilleton OSM et sa licence. Du côté des sorties, nous verrons une nouvelle version de Pycsw, la version 2 du client Lizmap ou encore celle de PortableGis. Pour finir par une Google Car repérée par nos soins, des données gratuites antipodiques ainsi qu'une petite animation sur la cartographie des océans. Bonne lecture !

Sorties de la semaine

python.png

Pycsw passe en version 1.4.0** Une nouvelle version (1.4.0) de la bibliothèque python Pycsw est disponible. Comme son nom l'indique, cette bibliothèque est un serveur python implémentant le protocole CSW. Ce dernier permet de dialoguer avec un catalogue de métadonnées. Les améliorations apportées par cette nouvelle version portent notamment sur :

  • un meilleur support de GeoNode 2.0
  • support du WSGI
  • des paquets pour debian et ubuntu Pour plus de détails, n'hésitez pas à consulter l'annonce officielle. (Source : Slashgeo)

qgis.png

Lizmap Web Client passe en v2** Pour ceux qui ne connaissent pas, Lizmap est une solution opensource reposant sur QGis, QGis server et une interface web, permettant de publier de manière transparente des cartes produites avec Quantum GIS. Une nouvelle version de la partie client est sortie. Elle s'appuie sur une version plus récente du framework PHP Jelix et permet par exemple de gérer des droits d'accès. Un billet décrit les changements apportés. Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter cette autre page.

Nouvelle version de Portable GIS v3** Portable GIS est un exécutable qui vous permet d'installer une suite de logiciels sur une clé USB. Cela vous permet de faire tourner en natif des applicatifs et de faire vos démos sans devoir passer sous Linux quand vos interlocuteurs ne sont pas des "geeks" (donc très souvent). Une nouvelle version mise à jour est disponible. Elle s'allège pour garder l'essentiel et gagner de la place. Elle contient ainsi:

  • le logiciel SIG Quantum GIS (avec le plugin GRASS) en version 1.8
  • FWTools (qui fournit GDAL et OGR)
  • Apache2 et Php5
  • PostgreSQL (version 9.0)/Postgis (version 1.5)
  • Mapserver 5.6 et 6
  • OpenLayers N'hésitez pas à essayer en allant sur le billet annonçant la version. En aparté, pour ceux qui ont besoin d'utiliser des logiciels sans installation sur une clé USB, je suis un adepte de la FramaKey et de Portable Apps, ce dernier site propose plus de choix mais est en anglais.

ShareAbouts** Développé par l'équipe d'OpenPlans, ShareAbouts est une plate-forme cartographique communautaire permettant de partager vos opinions et vos trouvailles à propos de certains endroits. L'utilisation est simple, il vous suffit de vous rendre sur la zone désirée, d'ajouter un marqueur, un commentaire et le tour est joué. Pour plus de détails, je vous invite à consulter le site officiel ainsi que la démo en ligne.


OpenStreetMap & Open Data

Logo OpenStreetMap

OpenStreetMap est (enfin) en ODBL** Aussi palpitant et long qu'un feuilleton de telenovela, le changement de licence d'OpenStreetMap est sur le point d'arriver à son épilogue. Concrètement qu'est ce que cela signifie ? Tout simplement que la base OpenStreetMap contient uniquement les données dont les contributeurs ont accepté le changement de licence (CC-BY-SA -> ODBL). Pour les utilisateurs et les contributeurs ce changement sera transparent, pour les développeurs n'oubliez pas de vérifier vos planets générés ainsi que l'API !

Logo OpenStreetMap

L'ODBL...et après...** Comme il a été maintes fois répété, le passage à la licence ODBL a provoqué une certaine perte des données, parfois difficiles à identifier et à réparer. Des outils existent pour aider à les localiser et mettre en avant là où ça coince. C'est le cas de REMAP-A-TRON qui centre la carte sur un élément cassé du réseau routier des États-Unis et propose des raccourcis pour le réparer : édition directe (JOSM ou Potlatch), indiquer que l'élément a déjà été corrigé, passer à un autre, etc. Mais...mais au fait, c'est quoi l'ODBL ? une licence OK mais ça veut dire quoi, ça implique quoi ? Ouf, il y a un résumé en français disponible réalisé par la communauté Framasoft : se coucher moins...ou plus...ce soir ;).

Logo OpenStreetMap

Travailler pour Humanitarian openStreetMap Team** Vous aimez OpenStreetMap et l'humanitaire ? Out of Africa est votre film préféré ? Alors, pourquoi ne pas vous laissez tenter par l'opportunité offerte par l'équipe Humanitarian OpenStreetMap Team. Cette opportunité est une offre pour un poste de coordinateur de terrain pour le projet EUROSHA. Ce dernier est un projet pilote de l'Union Européenne qui vise à mettre en place un corps de volontaires humanitaires européens dans 4 pays africains (Tchad, République Centrafricaine, Burundi et Kenya). N'hésitez pas à relever le challenge ! (Source : mailing list OSM-fr)

Logo OpenStreetMap

Densité du bâti 3D** OSM Buildings, la petite équipe allemande qui tente de mapper les bâtiments en 3D à partir de données OSM (mais si on vous en a parlé plusieurs fois, voyons !), a réalisé une carte représentant la densité de la couverture des données. C'est basé sur la méthode dite "quadtree" que wikipédia explique bien mieux que moi ;). N'hésitez pas à jeter un coup d'œil aux autres exemples d'application d'OSM Buildings : par ici.

Lyon et l'Open Data Sur la carte de l'Open Data, une nouvelle pastille nommée Lyon pourra être ajoutée. Ce projet s'appuie sur des normes éprouvées et sur des logiciels de qualité (GeoSource) ce qui au final permet de limiter les coûts d'investissement à moins de 60 000€. En terme de calendrier, l'ouverture se fera progressivement avec l'arrivée en 2013 des données des communes. Le tout se fera sous licence ODBL. (source : localtis)


Divers

google_maps_logo.png

Google car or not** En me promenant vers Castejón de Sos je suis tombé sur cette voiture :

Évidemment, je me suis arrêté pour voir de plus près pensant avoir affaire à une voiture de chez Google - mais mis à part les marqueurs (ie. les pastilles rouge et bleue) que l'on retrouve sur Google Maps, rien n'indique l'opérateur. J'ai regardé le soir en rentrant si le coin où je l'avais vu était couvert par StreetView : eh bien oui ... qu'est-ce qu'elle pouvait faire là alors ? Hum l'enquête est ouverte. On voit que l'enseigne du magasin a changé - peut-être une mise à jour des routes autour du massif de la Maladeta ?

Réflexions cartographiques** Lors de notre veille, nous tombons sur des articles intéressants qui permettent d'avoir des approches différentes de notre métier. A force de baigner dans le milieu, on oublie parfois de se remettre en cause. Nous vous proposons ce sujet polémique lancé par James Fee sur la réalité de l'expression selon laquelle 80% des données seraient spatiales. En disant que c'était comme s'il y a avait 80% de Chuck Norris dans les données (pour ceux qui ne comprennent pas la blague voir ce même Wikipedia), l'intérêt, au-delà de la provocation, est de sourcer d'où vient cette expression qu'on nous donne comme un fait dans les enseignements classiques en géomatique. Cet autre article plus "lisse" nous interroge sur la place de la cartographie avec son intitulé "Mapmaking, art, or programming". Cette vision m'interroge personnellement sur la vision de la cartographie. J'ai tendance à la relier à l'approche que chacun adopte quand il fait du SIG : certains pour l'analyse, d'autres pour l'esthétique, d'autres encore pour l'usage numérique, d'autre pour la perception. Il y a beaucoup de facettes du prisme à analyser. Cette analogie se retrouve dans la classification des métiers du SIG dans le monde anglophone comme illustré sur cette page universitaire. Nous espérons que vous apprécierez l'eau du moulin ;)

Les présentations de l'OSGIS 2012 en ligne

Les communications de la 4ème édition de la conférence sur l'open-source géospatial (OSGIS pour l'acronyme en anglais) qui s'est déroulée au début du mois à Nottingham, sont disponibles en téléchargement. Si vous avez raté l'événement, obnubilé que vous étiez par le SOTM, visitez donc le site officiel.

Open Data - logo générique

Un peu de data en Nouvelle-Zélande** Si jamais vous avez besoin de données gratuites sur la Nouvelle Zélande, oui ça peut arriver ! Et bien bookmarker ce billet du thematic mapping blog, il vous sera certainement très utile.

L'Afrique : ses conflits armés, ses éléphants.

Voyageons encore, mais cette fois-ci au cœur de problématiques épineuses. D'une part, avec cette carte, pas forcément innovante sur le mode de représentation ou techniquement parlant, mais qui a le mérite de faire parler d'elles-mêmes les données sur les conflits armés qui ont secoué l'Afrique entre 1997 et 2011. Il est presque inutile de zoomer sur un pays, tant le panorama à l'échelle continentale parle de lui-même. Les données sont issues de l'ACLED dont les sets de données sur les thématiques liées aux conflits du globe sont connus (ou à connaître donc) et reconnus. D'autre part, une initiative pour mettre à disposition les données sur le recensement des éléphants et leur difficile protection : Elephant Database. Deux cartes récemment publiées : l'une pour représenter le ratio entre morts naturelles et braconnage ; une autre sur les densités de population des espèces. En coulisse, on retrouve notamment Ruby on rails, PostGIS et Google Fusion Tables.

Projections, le retour du retour

On finit par se dire que c'est rébarbatif pour certains, mais on ne s'en lasse pas. Cette semaine nous vous proposons de faire quelques découvertes de manière ludique. On commence ainsi par une première animation utilisée dans un supplément du National Geographic dédié à la cartographie des océans et a été réalisée par Daniel 'daan' Strebe de Mapthematics

On continue par une autre animation qui adapte les projections de la carte en fonction du seuil de zoom réalisé par le groupe Cartographie et Géovisualisation de l'université d'Oregon. Après, allez faire vos emplettes en allant voir les projections myriahedrales. Enfin, nous vous proposons d'aller voir une démo avec le code basé sur la bibliothèque javascript D3 qui joue une animation avec des changements de projection.


Dernière mise à jour: 2 juin 2020
Contributions à cette page : Julien Moura

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