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Les plus grands mensonges à l'encontre de l'openSource

📆 Date de publication initiale : 01 février 2009

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Petit clin d'œil pour une fois avec ce billet plein d'humour inspiré d'un blog sur lequel je suis tombé il y a quelques jours. Dans celui-ci étaient énumérées les plus grandes fausses vérités qu'il est habituel d'entendre sur le monde de l'OpenSource. Fausses vérités qui sont très souvent l'œuvre de personne ayant peu ou pas de connaissance des règles, codes et usages qui régissent ce milieu.

Bien évidemment notre discours sera très orienté GéoSpatial. je vous laisse donc découvrir les quelques perles que j'ai traduites, commentées ou enrichies. N'hésitez pas à me faire par de vos remarques, à me signaler une mauvaise traduction ou même à enrichir ce débat.

GFOSS (Geospatial Free and OpenSource Software) est contre les logiciels commerciaux et les entreprises qui les produisent

Non au contraire, de nombreuses applications géospatiales libres sont utilisées quotidiennement par des compagnies de services ou des compagnies travaillant sur des projets commerciaux. Généralement, les logiciels libres sont adaptés et compatibles avec leurs besoins.

Si au contraire vous regardez du côté des logiciels propriétaires ils sont par essence ni libres ni OpenSource (code libre).
Mais GFOSS respecte le rôle important joué par logiciels SIG propriétaires et son but n'est en aucun cas d'aller à l'encontre ou de supprimer les compagnies qui les éditent.

Néanmoins, GFOSS fait valoir que les logiciels libres peuvent et doivent jouer un rôle important dans le monde du géospatial. Après tout pouvoir disposer d'une grande disponibilité et de logiciels libres de qualité est bénéfique pour les utilisateurs, l'industrie, et même pour ceux qui vendent des logiciels propriétaires.

L'offre SIG est compliquée, elle est réservée aux experts.

Cela est vrai pour certains programmes qui demandent de nombreuses options de configurations et qui peuvent donc contribuer à rebuter les néophytes.

Néanmoins, pour la majorité d'entre eux ce constat est erroné. Par exemple, le logiciel Quantum Gis n'est pas fondamentalement différent de ses équivalents propriétaires. Cela est également le cas pour les applications orientés serveurs qui peuvent être même parfois plus simples que celles propriétaires.

Les logiciels SIG libres ne sont pas fiables, de ce fait ils ne ne conviennent pas à un véritable travail professionnel

Il n'y a pas de preuve d'une fiabilité moindre des logiciels libres comparé à leurs équivalents propriétaires et dans la plupart le contraire peut même être démontré.

Les logiciels SIG libres ne proposent pas d'assistance, de formation ou de documentation

Il existe de nombreuses compagnies tant au niveau national qu'international proposant un support de qualité professionnel (incluant également la formation, la mise production et la documentation) sur les logiciels libres. Mais il est vrai que leur nombre est inférieur à celles proposant un support sur des logiciels propriétaires. Néanmoins, ce constat vient essentiellement du fait que se sont actuellement ces derniers qui sont les plus populaires.

Les logiciels SIG libres ne fournissent aucune garantie

Tous les types de licence (le plus souvent propriétaires) excluent toutes responsabilités concernant les dommages résultant de l'utilisation du logiciel. En outre, il n'y a également aucune garantie de bon fonctionnement.

Sur ce point, logiciels libres et propriétaires sont équivalents. Néanmoins, pour ces premiers grâce à l'économie réalisée sur le prix des licences il est possible d'investir dans de l'aide, des formations permettant au final d'apporter des garanties suffisantes pour une continuité du service.

La migration d'un logiciel SIG propriétaire à un SIG libre est difficile et coûteuse

Grâce aux nombreux standards aussi bien au niveau des formats de données (par exemple Shapefiles, GeoTIFF, etc..) que des services (voir les normes élaborées par l'Open Geospatial Consortium, implémentées par les logiciels libres et propriétaires) il est possible d'élaborer et de mettre en œuvre un plan de migration tout en continuant à assurer la continuité du service tout en réalisant au final une très nette économie de ressources.

L'entretien est coûteux

Bien que les améliorations soit régulières et les cycles de production (nouvelle version) particulièrement rapides il n'est pas primordial, pour avoir un système en parfait état de fonctionnement, d'effectuer continuellement les mises à jours. En conséquence, l'entretien peut être planifié et mis en œuvre d'une manière complètement différente de ce qui est habituellement proposée par les logiciels propriétaires tout en ayant des coûts de maintenance comparables.

Les mauvais fonctionnements (bug) ne sont jamais corrigés ou sinon très longtemps après

Il existe de nombreuses preuves du contraire. En effet, la plupart du temps quant un bug est découvert il est corrigé gratuitement dans les heures qui suivent. De plus, il est également possible de garantir la correction rapide et la possession d'une version toujours à jours en souscrivant à un support adapté (OSSA).

Il manque toujours la fonctionnalités la plus importante, celle dont j'ai besoin pour mon travail

En général les SIG possèdent d'origine de nombreuses fonctionnalités.

Néanmoins, dans l'hypothèse où vous auriez absolument besoin d'une fonctionnalité manquante il est important de garder à l'esprit que les coûts de développements sont généralement faibles en raison de la réutilisation des composants déjà disponibles et testés (ce qui est le principe de base des logiciels OpenSource).

Le coût des logiciels est non pertinent car la majorité est consacrée aux données

Il est vrai que les données sont le coeur d'un système SIG et qu'elles sont souvent onéreuses. Néanmoins, il ne faut pas pour autant oublier l'impact financier que pourrait avoir un logiciel :

  • Dans le coût des données est implicitement calculé celui du logiciel (sans le logiciel les données n'ont aucune utilité).
  • Les données peuvent être utilisées par de nombreuses personnes et organismes.

Le logiciel libre est gratuit

Bien que les logiciels libres soient très souvent téléchargeables gratuitement sur Internet, cela ne signifie pas pour autant qu'ils soient forcément totalement gratuit. Il existe de nombreux programmeurs et compagnies qui vendent ces logiciels et en particulier tous les services qui peuvent leurs être associés :

  • installation
  • configuration
  • Formation
  • support
  • Assurance Assurance de la qualité

Le logiciel gratuit est libre

Rien ne pourrait être plus loin de la vérité. En effet lorsqu'un logiciel libre est publié uniquement sous forme binaire et accompagné d'une licence propriétaire, nous sommes loin des valeurs qui caractérisent les logiciels libres.

Le logiciel libre ne comporte aucun droits d'auteur

Faux : Tout les fruits de la créativité humaine sont protégés par le principe du CopyRight. Néanmoins, le système juridique permettant la distribution des logiciels libres est beaucoup plus souple et cela grâce à un modèle de licence basé sur la notion de CopyLeft qui a valeur de loi.

Le contraire de libre commerce

Faux, l'opposé du logiciel libre est le logiciel propriétaire. La commercialisation des logiciels ne dépend pas de la licence utilisée : il existe de nombreuses compagnies qui vendent ces logiciels ou qui offrent des services basés sur ces logiciels.


Auteur

Portait de GeoTribu GeoTribu

Toute l'actualité de la géomatique Open Source ! Mais aussi des tutoriels, des billets de blog, des tests et surtout une bonne humeur géographique !


Dernière mise à jour: 2 juin 2020
Contributions à cette page : Julien

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